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    Roulement et rétention

    Taux de rétention

    Le taux de rétention mesure la proportion d'employés que l'organisation a su conserver sur une période donnée, en tenant compte à la fois de l'effectif de départ et des embauches survenues. C'est l'indicateur miroir du taux de roulement, normalisé selon la norme ISO 30414.

    Définition

    Contrairement au taux de roulement qui rapporte les départs à l'effectif moyen, le taux de rétention s'intéresse à la cohorte exposée — soit l'effectif de départ augmenté des embauches de la période. Cette base inclut les nouvelles embauches, ce qui empêche tout taux négatif et reflète la rétention réelle.

    Formule de calcul (ISO 30414)

    Taux de rétention = ((Effectif début + Embauches − Départs Vol+Invol)
    ÷ (Effectif début + Embauches)) × 100

    Périmètre des départs : uniquement les codes volontaires (E = démission, G = retraite) et involontaires (A = manque de travail, M = congédiement).

    Exclus : code K (fin de contrat) et codes d'absence (D, F, N, P, Z).

    Unité et format d'affichage

    Pourcentage avec 1 décimale (ex. 92,4 %). Plage théorique : 0 % à 100 %.

    Benchmarks Québec / PME

    ≥ 90 %

    Excellent

    Classe supérieure

    85-90 %

    Bon

    Top PME Québec

    80-85 %

    Moyen

    À surveiller

    75-80 %

    À risque

    Plan requis

    < 75 %

    Critique

    Hémorragie

    Benchmark PME Québec tous secteurs confondus : ~85 %. Manufacturier / commerce de détail : 78–82 %. Services professionnels : 88–92 %.

    Pourquoi c'est important

    ✓ Coût direct de remplacement

    Chaque point de rétention perdu = recrutement, formation et ramp-up. Plancher d'environ 4 000 $ par départ.

    ✓ Productivité et savoir

    Stabilité = productivité, qualité de service, transfert de connaissances et climat d'équipe.

    ✓ Indicateur prédictif

    Mesure la capacité réelle à livrer la stratégie d'affaires sur 12 à 24 mois.

    ✓ Miroir du roulement

    Donne une lecture positive et engageante du même phénomène, mieux reçue par les équipes.

    Erreurs fréquentes d'interprétation

    • Confondre rétention et fidélité : un employé peut rester sans être engagé.
    • Inclure les fins de contrat (code K) ou les absences (maternité, maladie) → gonfle artificiellement le roulement.
    • Comparer sans normaliser la période (3 mois vs 12 mois ne sont pas équivalents).
    • Ignorer le mix volontaire / involontaire : 90 % de rétention avec beaucoup de congédiements ≠ 90 % avec démissions.
    • Lire le chiffre global sans segmenter par département, ancienneté ou catégorie d'emploi.

    Comment l'améliorer (leviers concrets)

    Onboarding structuré 0–90 jours : la majorité des départs précoces se jouent dans les 6 premiers mois.
    Entretiens de séjour (stay interviews) : cibler les profils > 18 mois d'ancienneté avant qu'ils ne deviennent à risque.
    Revue salariale et équité interne annuelle, alignée sur les benchmarks sectoriels québécois.
    Plans de carrière et mobilité interne documentés — première cause de démission volontaire en PME.
    Diagnostic gestionnaires : 70 % des départs volontaires sont liés au lien hiérarchique direct.

    Questions fréquentes

    Indicateurs reliés

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